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Les randonneurs étrangers ne sont plus les bienvenus aux USA ?

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Un homme avec un drapeau Américain, sur un fond de nuage.

Les randonneurs étrangers ne sont plus les bienvenus aux USA ?

L’accès aux sentiers de randonnée mythiques américains (le Pacific Crest Trail, l’Appalachian Trail ou l’Arizona Trail…) fascine les randonneurs du monde entier. Mais depuis quelques années, l’expérience des étrangers à la frontière américaine s’est significativement complexifiée, faisant planer le doute : les randonneurs internationaux sont-ils encore vraiment les bienvenus aux USA en 2025 ?

Entrée aux États-Unis : un parcours semé d’incertitudes

Depuis 2024, de nombreux témoignages font état de refus d’entrée, de détentions arbitraires, voire d’expulsions brutales de randonneurs étrangers pourtant en règle. Motif : les profils des grands randonneurs — voyage longue durée, faible attache salariale ou familiale, ressources économiques parfois limitées — sont perçus, à tort, comme suspects par certains agents de douane américains. Même un visa touriste valide, un itinéraire préparé et une preuve de retour ne suffisent plus toujours à garantir l’accès au sol américain.

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Des règles plus restrictives et des frais majorés

Sous l’administration Trump, les frais d’entrée pour les étrangers dans les parcs nationaux ont augmenté, une mesure présentée comme “mettre l’Amérique d’abord”. De plus, en cas de quotas, la priorité d’accès ou de réservation est désormais donnée aux citoyens américains, accentuant la sensation d’être moins bien accueilli pour les visiteurs étrangers.

Mais des expériences contrastées et des communautés locales toujours accueillantes

Il convient de nuancer : de nombreux randonneurs européens continuent de passer la frontière sans difficulté, surtout s’ils présentent des preuves de fonds, un billet retour et des attaches dans leur pays d’origine. L’incertitude reste cependant forte, car la décision d’accepter ou non l’entrée repose sur le pouvoir discrétionnaire d’un agent de douane.

Sur place, la majorité des communautés de trail, des « trail angels », des commerçants et habitants des petites villes restent très accueillants envers les étrangers et reconnaissent le poids économique et culturel des randonneurs internationaux. Les organisations de sentiers insistent sur la préparation du dossier visa, mais ne se positionnent pas contre les étrangers.

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Conseils pour les candidats randonneurs étrangers

  • Préparer un dossier solide : justificatifs de revenus, itinéraire très détaillé, preuves d’attaches (emploi, logement, famille), billet retour.
  • Opter pour le visa touristique B-2 (plus souple que l’ESTA pour les longs séjours).
    Voir le guide B2 pour randonneurs
  • Anticiper la hausse des frais pour l’accès aux parcs nationaux et une éventuelle sélection accrue à la réservation.
  • Multiplier les alternatives : face à ces incertitudes, beaucoup choisissent aujourd’hui le Canada, la Nouvelle-Zélande ou la France pour de grandes traversées pédestres.
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